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L’organisation Uwezo Afrika Initiative vient d’outiller 25 hommes leaders communautaires, religieux, traditionnels et acteurs influents sur la masculinité positive. Le but de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet GPI2.O « Femmes et jeunes engagé.es dans la consolidation de la paix au Sud –Kivu » financé par Onu-femmes RDC est de les amener à comprendre les enjeux liés au genre, remettre en question les normes sociales discriminatoires et promouvoir des comportements responsables et non violents au sein de leurs familles et communautés.

En renforçant les connaissances et l’engagement de ces hommes, Uwezo Afrika Initiative contribue à créer un réseau d’acteurs communautaires engagés dans la promotion de l’égalité de genre et dans la prévention des violences basées sur le genre.

Les participants ont, lors de ces assises, montré leurs dévouements à promouvoir l’égalité du genre dans la ville de Bukavu.

Le Chef des Travaux, Gervais Cirhalwirwa, a révélé que la coutume ne discrimine pas la femme.  Néanmoins,  certaines pratiques cultuelles jugées discriminatoires protègent la femme contre des travaux lourds.

« La coutume n’a jamais été un frein au développement de la masculinité positive comme le pensent certaines personnes se fiant aux pratiques coloniales qui considéraient plus l’homme pour son exploitation. Ayant les mêmes droits et dignité, la femme doit être appuyée et non prise pour une esclave », dit-il.

Il explique que le développement de la masculinité positive passe par la présence des femmes dans des postes de prise de décision à tous les niveaux.  

Le conseiller royal à la chefferie de Kabare, Cirimwami N’iganda, soutient que la masculinité positive est d’ordre culturel. Il qualifie d’injustes les accusations portées contre la coutume locale.

Pour lui, l’importance de ces assises est d’amener l’homme à comprendre la valeur de la femme reconnue depuis longtemps par la coutume.

Il affirme la prise en compte de l’égalité du genre dans sa chefferie et promet la poursuite de sa promotion afin de bannir les pratiques discriminatoires pouvant conduire aux violences.

Du 17 au 18 mars 2026, ces assises ont été sanctionnées par la création d’un réseau d’acteurs communautaires pour la prévention des violences basées sur le genre dans la province du Sud-Kivu.  

Gisèle Bashwira.

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